Eco-Dialogues 11 - Ateliers-tables rondes

du 28 au 31 mars 2013
VENDREDI 29 MARS - 17h-19h
LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS NOTRE REGION
Chantal VIMPÈRE
Salle Lucie Aubrac

Le plus souvent, les météorologues parlent du climat sur quelques jours et l’anticipent par rapport à des normales climatiques. Ces valeurs moyennes, sur des séries de 30 ans, servent de référence pour évaluer les variations du climat. 


VimperePour notre région, les scénarios climatiques pour le siècle à venir prévoient une température plus élevée de 2 à 4 °C et une diminution des précipitations de 150 à 200 mm en 2080 par rapport à 1980 (modèle Arpège-Climat de Météo France).
L’Observatoire du mont Aigoual, géré par Météo France, enregistre les données du climat sur ce sommet depuis 1896, soit une base de référence de plus de 110 ans. Quelles modifications y ont été observées et mesurées ? Les événements extrêmes y sont-ils plus fréquents et plus importants ? Nos montagnes cévenoles continueront-elles à se couvrir de neige en hiver ?


Avec Chantal Vimpère, Issue de l'École nationale de la météorologie de Toulouse (ENM), technicien météorologue à l’Observatoire du mont Aigoual.


Modération : Jean Séon du Parc national des Cévennes et membre des Éco-Dialogues.

SAMEDI 30 MARS - 9h30-11h30
L'ARBRE LA FORÊT CONFRONTÉ À UN MONDE CHANGEANT
Isabelle CHUINE et Grégoire GAUTIER
Salle Lucie Aubrac


Face aux changements climatiques, chaque espèce peut réagir de deux façons : elle modifie son aire de répartition ou elle se maintient sur place et s’adapte. Ces deux types de réponse sont simples pour les espèces mobiles (animaux) et chez celles à cycle de vie court (herbacées). Mais c’est plus difficile pour les espèces à longue durée de vie comme les arbres.


Ici, la forêt est l’élément primordial de nos paysages. En France, nous savons que la plupart des plantes ont commencé à monter en altitude (hêtre). Certains arbres commencent à dépérir en marge sud de leur répartition. Comment sera la forêt dans un siècle ? Quels seront les impacts sur nos paysages ?


Des programmes de sciences participatives, comme l’Observatoire des saisons, permettent de suivre sur les espèces locales ces changements afin de mieux les documenter, les comprendre et les anticiper.


Chuine IsabelleAvec Isabelle Chuine, écologue au CNRS. Ingénieur agronome à Montpellier, elle travaille au CENTRE D'ÉCOLOGIE FONCTIONNELLE ET ÉVOLUTIVE (http://www.cefe.cnrs.fr). Elle fait une thèse de doctorat en biologie de l'évolution. Dès 2004, elle est remarquée par un article dans Nature qu'elle cosigne avec l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie : à partir d'une reconstitution du climat de la Bourgogne depuis 1370, sur la base des dates des vendanges du pinot noir, les auteurs montrent le caractère exceptionnel de l'été 2003.

Elle travaille sur les contraintes écologiques et génétiques de l'adaptation des plantes au climat par l'étude des rythmes saisonniers : l'évolution du climat est plus rapide que les migrations des espèces...
Elle dirige un groupement de recherche sur la gestion et l'étude des changements climatiques, et a créé un réseau d'observation à l'échelle nationale et en particulier le programme de Sciences Citoyennes : L’Observatoire Des Saisons (www.obs-saisons.fr).


Gautier


 


Avec Grégoire Gautier, responsable du service études, protection et aménagement durable au Parc national des Cévennes.


 


Modération : Bertrand Schatz, écologue au CNRS et membre des Éco-Dialogues.

SAMEDI 30 MARS - 14h-16h
LES PROBLÉMATIQUES SANITAIRES ET ÉCONOMIQUES
Gérard DUVALLET et Jean-Michel SALLES
Salle Lucie Aubrac

Les changements planétaires désorganisent les équilibres actuels et nous serons progressivement confrontés à de nouvelles problématiques sanitaires et économiques.
En effet, une remontée vers le nord des espèces animales nous exposent à l’arrivée des insectes porteurs des maladies et autres pathogènes d’Afrique du Nord. Les premiers indices (paludisme, chikungunia, dengue…) sont aujourd’hui constatés.
Comment réorganiser l’économie face à ces changements planétaires ? De nombreux changements sont prédits dans l’agriculture. Comment financer la prévention, l’adaptation, les mutations ?                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Les solutions sont assurément à trouver dans la solidarité, dans l’adoption de nouvelles attitudes individuelles et sociétales. Nos deux invités nous aideront à faire le point face à ces nouveaux défis.



Duvallet-webAvec Gérard Duvallet, entomologiste médical, spécialiste des risques sanitaires liés aux changements globaux. Il est professeur émérite de « biologie des populations et d'écologie » au département « biologie-écologie-environnement » de l'université Montpellier III et chercheur au CEFE (Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive) : http://www.cefe.cnrs.fr


Il est également actif dans de nombreux organismes, dont la Société française de parasitologie, la Société entomologique de France et le conseil scientifique du conservatoire d'espaces naturels du Languedoc-Roussillon.


Ses publications sont nombreuses.


SallesAvec Jean Michel Salles, ingénieur agronome, docteur en sciences économiques et directeur de recherche au CNRS, rattaché à l'UMR LAMETA, à Montpellier. Ses travaux portent sur l'analyse économique des problèmes environnementaux et, en particulier, sur les questions relatives à la gestion et à l'évaluation de la biodiversité ainsi que les services écosystémiques.
Il a été vice-président du groupe créé par le Centre d'analyse stratégique et présidé par Bernard Chevassus-au-Louis qui a produit en 2009 le rapport sur Les approches économiques de la biodiversité.


Modération : Joël Bouis, membre des Éco-Dialogues.

INFORMATIONS et RESERVATIONS

Mairie du Vigan
du lundi au vendredi 9h-12h et 13h30-17h
04 67 81 66 00